Prévoyance et santé

L’épargne volontaire plébiscitée au détriment du recul de l’âge de départ à la retraite

Photo: Getty Images
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La population suisse dans sa grande majorité se dit favorable à une réforme de la prévoyance vieillesse et affiche une nette prédilection pour l’épargne volontaire, fiscalement privilégiée. C’est ce qui ressort de la onzième enquête menée sur le sujet par AXA Investment Managers Suisse.

À quel âge les Suisses souhaitent-ils partir à la retraite? Qu’ont-ils envie de faire après? Comment comptent-ils sécuriser leur prévoyance professionnelle sur le long terme? Telles sont quelques-unes des questions que le Moniteur des retraites d’AXA Investment Managers Suisse a posées fin juin à pas moins de 1203 adultes dans le cadre d’une enquête en ligne consacrée au 2e pilier et à la retraite, et conduite pour la onzième fois cette année.

Une nouvelle étape de la vie attendue avec plaisir

Dans l’ensemble, les Suisses envisagent leur retraite plutôt sereinement: sur une échelle de perception de 1 (très triste) à 10 (très heureux), le sentiment exprimé est largement positif, avec une moyenne de 7,7. Les personnes interrogées auront plaisir à passer plus de temps avec leurs amis et leur famille, à se reposer mais aussi à donner libre cours à leurs envies. Pour 60% des sondés, s’occuper des petits-enfants est «plutôt», voire «très important»; 35% d’entre eux envisagent de s’engager en politique ou dans des associations, et 17% souhaitent se lancer dans un nouveau métier ou se mettre à leur compte. À ce titre, il est intéressant de noter que les 18-39 ans accordent beaucoup plus d’importance à la garde des petits-enfants et aux autres formes de soutien familial que leurs aînés.

Les femmes et les personnes ayant un faible pouvoir d’achat se montrent les plus inquiètes au sujet de leur sécurité financière à la retraite. Sur une échelle de 1 (absolument aucune sécurité) à 10 (très bonne sécurité), la moyenne autodéclarée est de 6,1 chez les hommes et de 5,5 chez les femmes. Pour Werner E. Rutsch, responsable Institutional Business chez AXA Investment Managers Suisse, «il est temps d’aborder sérieusement le problème du désavantage persistant des femmes en matière de prévoyance professionnelle, ainsi que la question de la sécurité financière défaillante des personnes à faible revenu».

Les versements en capital ont de nouveau le vent en poupe

S’ils partaient à la retraite aujourd’hui, deux sondés sur cinq (41%) opteraient pour le versement de l’avoir de prévoyance sous forme de rente mensuelle, tandis que 17% d’entre eux choisiraient un versement total du capital et 28% combineraient rente et capital. «Il est frappant de constater que le pourcentage de personnes qui opteraient pour un versement total du capital a grimpé en flèche, probablement sous l’effet de la bonne tenue de la bourse en 2020», explique Werner E. Rutsch. Il précise toutefois que les hommes y sont plus favorables que les femmes, à l’instar des sondés les plus aisés et des travailleurs à temps complet, plus enclins à opter pour cette solution que les personnes moins bien rémunérées, les travailleurs à temps partiel et les inactifs. Dans ce contexte, le niveau de culture financière n’a aucune incidence sur le choix opéré.

Fort engouement pour l’épargne volontaire

À la question de savoir si une réforme de la prévoyance vieillesse s’impose, la réponse est largement positive (70% de oui), même si la plupart des mesures sont plutôt impopulaires. L’épargne volontaire et fiscalement privilégiée reste la variante la plus prisée: 83% des personnes interrogées sont «certainement» ou «plutôt» d’accord avec cette mesure. L’avancement avant 25 ans de l’âge de début des cotisations est accepté par 81% des sondés et l’encouragement du travail à temps partiel volontaire après 65 ans, par 66%. De même, 50% approuvent le relèvement des cotisations des actifs et 31%, le recul de l’âge de départ à la retraite. Avec un taux d’approbation de seulement 16%, la diminution des rentes est clairement la mesure la moins populaire. Les sondés les mieux informés sur les questions financières plébiscitent largement l’épargne volontaire et l’avancement de l’âge de début des cotisations; ceux qui sont moins bien informés penchent plutôt pour une augmentation des cotisations des actifs, un relèvement de l’âge de départ à la retraite et une amputation des rentes.

Partir plus tôt à la retraite: le choix des jeunes

Enfin, lorsqu’on évoque l’âge de départ à la retraite, on observe des différences générationnelles importantes: les 18-39 ans évoquent l’âge de 59 ans et les 40-64 ans, celui de 61 ans, tandis que la tranche la plus âgée, celle des 65 ans et plus, n’envisage pas un départ à la retraite avant 64 ans. Précisions de Werner E. Rutsch: «D’après les données de l’Office fédéral de la statistique, l’âge moyen des Suisses au moment de quitter le marché du travail était de 65,2 ans en 2020. Soit 4,2 ans de plus que l’âge de départ à la retraite souhaité par les actifs interrogés.» Par ailleurs, un tiers des personnes interrogées se verraient bien poursuivre une activité à temps partiel rémunérée une fois à la retraite. Un défi pour les entreprises, qui devront leur proposer des emplois à la hauteur de leurs attentes, conclut Werner E. Rutsch.

Tous les résultats du sondage sont disponibles en ligne à la rubrique Résultats de l’enquête.

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