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Qu’est-ce qui compte dans une activité indépendante?

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L’entreprise de Salomé, Ait Selma, incarne le mariage de la créativité suisse et de l’artisanat marocain. Les idées qui naissent dans l’atelier bernois prennent corps sous la forme de tapis aussi nobles qu’uniques, tissés par des femmes berbères dans le sud du Maroc.

Que signifie se mettre à son compte? Réponse en vidéo:

Vous travaillez à votre compte; êtes-vous suffisamment couvert? Découvrez-le maintenant!

Cinq questions sur la sécurité financière des indépendants

Salomé, 36 ans, travaille à son compte en tant qu’artiste. Mère célibataire, elle connaît la devise «On finit toujours par y arriver». Je me demande toutefois comment cette devise peut s’appliquer une fois à la retraite. Que doit faire un travailleur indépendant pour se couvrir maintenant et lorsqu’il sera à la retraite?

Nino Peter, spécialiste en prévoyance d’AXA Winterthur, répond aux questions de Verena Kosheen.

Est-ce que les travailleurs indépendants peuvent faire une croix sur une retraite à un âge «normal»?
En principe, non. Un départ à la retraite à l’âge réglementaire dépend des mesures qu’on prend pour cela, sachant que la marge de manœuvre est directement liée au succès économique de son entreprise. La planification de la prévoyance vieillesse exige toujours de se poser deux questions: disposera-t-on à la retraite d’un capital suffisant pour vivre? Qu’adviendra-t-il si un malheur survient pendant la phase de constitution du capital? Dès lors qu’on se pose ces questions de manière rationnelle, on en vient à étudier différentes options permettant de disposer d’un capital suffisant à la retraite.

Et qu’advient-il en cas de problème sérieux? Quelles répercussions une perte de gain peut-elle avoir sur l’activité indépendante?
Le succès commercial et la situation personnelle sont étroitement liés. Si l’indépendant n’est plus en mesure de travailler lui-même, soit son affaire s’arrête, soit il doit embaucher du personnel. Toutefois, la liquidation ou l’embauche de personnel ont souvent pour conséquence des revenus qui ne suffisent pas à subvenir à ses propres besoins tout en finançant sa prévoyance vieillesse. C’est pourquoi il sera judicieux d’opter pour une rente en cas d’incapacité de gain ou une caisse de pension afin d’assurer le revenu de remplacement nécessaire, prévoyance vieillesse incluse.

Quelles sont les possibilités offertes par la caisse de pension aux travailleurs indépendants?
Outre la prévoyance vieillesse, la caisse de pension leur permet de couvrir divers risques. Par exemple lorsque des raisons de santé empêchent un indépendant de fournir les prestations habituelles, ce qui entraîne une baisse de ses revenus. Si l’indépendant est affilié à une caisse de pension mais n’est plus en mesure de payer lui-même les cotisations, son capital vieillesse continue malgré tout d’être constitué grâce à la libération du paiement des primes. C’est ainsi que les personnes souffrant de problèmes de santé ont quand même droit au capital vieillesse prévu. Mais une telle solution est également possible sans caisse de pension. Il suffit alors de se constituer un capital vieillesse à titre privé, en veillant à assurer la cotisation d’épargne pour parer à une éventuelle incapacité de travail. Le pire scénario se produit lorsqu’un salarié utilise les fonds de sa caisse de pension pour lancer son activité indépendante, sans prendre la peine ensuite de se constituer une prévoyance vieillesse.

Lorsque les ressources financières sont justes et ne suffisent pas à financer un 2e et un 3e piliers, pour quelle solution doit-on opter?
Le 3e pilier est recommandé pour un revenu inférieur à 150 000 francs. L’indépendant peut alors verser jusqu’à 20% de son salaire, soit environ 33 000 francs par an. Mais attention! Il ne faut pas oublier d’assurer également dans cette solution le risque d’incapacité de travail.

Si on a une famille, avec les obligations de soins que cela entraîne, la caisse de pension, autrement dit le 2e pilier, est tout indiquée.

Quel conseil donneriez-vous à Salomé?

Nombreux sont les travailleurs indépendants qui laissent la question de la prévoyance vieillesse de côté ou qui pratiquent la politique de l’autruche. Mais ils oublient que vieillir est inévitable et qu’on se retrouve fatalement confronté à cette question. Bien sûr, il se peut que Salomé puisse vivre de la réussite de son activité et se constituer une prévoyance vieillesse. Mais lorsque le succès n’est pas au rendez-vous, la réalité est souvent amère. Dans ce dernier cas, je lui conseillerais de chercher un emploi qu’elle pourrait mener de front avec son activité artistique.

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